L’importance de la didactique de l’écrit

Qu’il s’agisse de remplir un formulaire, de consulter un document administratif, de répondre à une offre d’emploi ou de s’orienter dans la rue, l’écrit est omniprésent dans la vie quotidienne.

Pouvoir le comprendre et le produire est donc indispensable pour agir de manière autonome dans la société française. La maitrise de l’écrit par les apprenant·es de français et les natifs en insécurité langagière représente alors un enjeu essentiel.

Pour ces publics, il s’agit de s’approprier les pratiques de l’écrit afin de pouvoir les mobiliser dans les différentes situations de la vie quotidienne, mais alors : comment ?

En effet, en fonction des cultures d’apprentissage, la place de l’écrit est changeante. Cette diversité entraîne un rapport multi-face et multiforme des apprenant·es à l’objet de l’écrit. Cela rend donc le travail de l’écrit par les enseignant·es et formateur·trices comme par les bénévoles, très compliqué dû à la nécessité d’adaptation.

C’est pourquoi la promotion 2026-2027 de Master 2 Français Langue Étrangère (FLE) de l’université de Lorraine vous propose pour cette journée d’étude, le thème suivant :

“La didactique de l’écrit à l’épreuve des publics : besoins, ressources et pratiques enseignantes.”


Catherine Loiseau
Chargée de mission ingénierie illettrisme et FLE chez CLPS l’Enjeu Compétences (Contribuer à La Promotion Sociale : organisme de formation) – Bretagne

Déborah Meunier
Enseignante-chercheuse en didactique des langues étrangères à l’Université de Liège et coordinatrice du projet SERAFIN


Le rapport à l’écrit sera exploré sous différents angles et pour plusieurs publics, des points de vue de l’apprentissage et de l’enseignement.

Quand on enseigne le français écrit, des questions sociolinguistiques se posent : quel français écrit doit-on enseigner ?
Faut-il privilégier le français normé, le français littéraire, ou faut-il aussi prendre en compte les usages ordinaires et numériques de l’écrit ?

Dans notre société, il est encore difficile de concevoir qu’il puisse y avoir des personnes en situation d’illettrisme alors que l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans.
Toutefois, cette problématique est bien réelle, mais ne se manifeste pas de la même façon selon les territoires.

Que signifie apprendre à écrire dans une langue que l’on ne maîtrise pas ? Quelles émotions, quelles représentations et quelles difficultés peuvent accompagner cet apprentissage ?

Cet atelier vise à explorer les apports de l’écrit dans l’apprentissage d’une langue, par le biais de correspondances en tandems. L’objectif est de s’intéresser aux atouts que cela peut présenter dans le cadre d’échanges interculturels. Lors de la journée d’études, le public sera encouragé à participer afin de mettre en pratique les éléments présentés au cours de l’atelier.

La table ronde est une invitation à la discussion et au débat. Elle va permettre de revenir sur certaines notions abordées tout au long de la journée mais aussi de parler de l’intelligence artificielle en FLE. L’objectif étant d’inclure nos invités dans ces discussions mais aussi tout le public pour finir cette journée autour d’une discussion commune.

Cette journée reste un moment de partage.
Nous inviterons le public à participer et à faire part de leurs expériences pendant les moments dédiés aux échanges, en fin d’atelier ou en répondant aux interrogations qui émergeront lors des activités.


Cette rencontre nous permettra, en tant qu’étudiant·es de Master 2 et futur·es professionnel·les du FLE, d’étoffer notre boîte à outils, d’apprendre des expériences qui nous seront offertes et de nous aider à construire nos représentations et pratiques enseignantes. Aussi, la préparation des ateliers proposés et l’organisation de cette rencontre nous ont permis de développer de nouvelles compétences professionnelles comme la collaboration, la création, l’adaptation ou encore l’animation.

Cette journée proposera aux personnes présentes de nouvelles pratiques et perspectives sur le travail de l’écrit, des échanges fructueux et d’innovantes réflexions. Nous accueillerons, pour ce séminaire, des bénévoles de la région nancéienne, des enseignant·es du Département de FLE Lorraine, les étudiant·es de M1 FLE ainsi que ceux de L3 Sciences du langage de l’université de Lorraine qui le souhaitent et le peuvent.

En résumé, cette journée est pensée pour ouvrir à de nouvelles réflexions sur le rapport à l’écrit et sur son influence dans l’enseignement et l’apprentissage du français. Nos ateliers ont été conçus pour encourager une prise de recul et, éventuellement, une remise en question des habitudes. Cette journée sera aussi un moment de curiosité, de partage, de découverte et d’inspiration pour nous tou·te·s.